Le taux d’incidence d’une pathologie est le nombre de nouveaux cas observés; rapporté ;
à la population concernée (population à risque). C’est la probabilité
(ou risque) qu’une personne indemne de la maladie au début de la
période soit atteinte au cours de la période.
Le taux de prévalence
d’une maladie est le nombre de cas recensés dans la population concernée
pendant une période donnée, sans distinction entre les nouveaux
cas et les anciens cas.
Le taux de mortalité
est le nombre de personnes décédées rapporté à la population concernée
et pour un temps déterminé.
Le taux brut est
le rapport du nombre de cas sur une période donnée (nombre de cas
incidents ou nombre de décès) à l’effectif moyen de la population
sur cette période.
Un taux spécifique
pour une tranche d’âge est le rapport du nombre de cas de la tranche
d’âge dans la population concernée (nombre de cas incidents ou nombre
de décès) à l’effectif moyen de la tranche d’âge dans cette population.
Le taux standardisé
est le taux que l’on observerait dans une population donnée si celle-ci
avait la même structure par âge qu’une population de référence.
C’est la moyenne pondérée des taux spécifiques, le poids de chacune
des tranches d’âge étant son pourcentble dans la population de référence.
La population de référence utilisée le plus souvent est la population
française, mais on peut aussi utiliser la population de Rhône-Alpes
et dans certains cas (pour l’incidence des cancers) la population
mondiale. Les taux comparatifs éliminent les effets de structure
par âge et permettent des comparaisons de mortalité ou d’incidence
entre deux périodes, deux sexes ou entre zones géographiques.
La mortalité prématurée
est par convention l’ensemble des décès survenus entre 1 et 64 ans.
Certaines causes
de décès à l’origine de la mortalité prématurée peuvent être considérées
comme "évitables", c’est-à-dire qu’en l’état actuel des connaissances
médicales et compte-tenu des capacités de prise en charge du système
de soins français, elles ne devraient pas entraîner de décès avant
65 ans.La liste des causes de décès évitables a été
établie par la Fédération Nationale des Observatoires Régionaux
de la Santé (FNORS) en s’inspirant à la fois des travaux européens
et des travaux menés au sein de l’INSERM. Basée sur la classification
simplifiée "S9" de l’INSERM, elle inclut les décès avant 65 ans
par typhoïde, tuberculose, tétanos, sida, cancers de la cavité buccale
et du pharynx, de l’œsophage, du larynx, de la trachée, des bronches
et du poumon, de la peau, du sein, de l’utérus, maladie de Hodgkin,
leucémies, psychose alcoolique et cirrhose du foie, cardiopathies
rhumatismales chroniques, maladies hypertensives, cardiopathies
ischémiques, maladies vasculaires cérébrales, grippe, asthme, ulcères,
mortalité maternelle, accidents de la circulation, chutes accidentelles
et suicides.Les travaux européens classent les décès "évitables"
en deux groupes selon les modalités d’actions capables d’en diminuer
la fréquence. Le premier groupe distingue les décès qui pourraient
être évités essentiellement par une action sur les facteurs de risques
individuels, par exemple décès par cancer du poumon, alcoolisme,
ou encore accident de la circulation. Le second groupe comprend
les décès évitables principalement grâce à une meilleure prise en
charge par le système de soins (y compris dans le cadre d’actions
de dépistage), éventuellement renforcée par une action sur certains
comportements individuels, par exemple décès par tuberculose, cancer
du sein ou maladies hypertensives.
La mortalité maternelle se définit comme « le décès d’une femme au cours de sa grossesse ou dans les 42 jours suivant la terminaison, quels que soient la durée de la grossesse et son mode de terminaison, et quelle que soit la cause du décès à l’exclusion des morts accidentelles ou fortuites ».
Le taux de mortalité maternelle est le nombre de décès de mères pour 100 000 naissances vivantes. Ce taux est un des deux indicateurs principaux pour évaluer l’efficacité des soins en obstétrique, avec la mortalité périnatale.
La mortalité infantile désigne les décès d’enfants âgés de moins d’un an.
La mortalité périnatale est le nombre de décès de nouveaux nés de moins de sept jours (mortalité néonatale précoce) et morts fœtales après au moins 28 semaines de gestation ou un poids fœtal minimum de 1000 g, pour 1000 naissances (naissances vivantes et enfants morts).Le taux de mortalité périnatale est le nombre de décès d’enfants de moins de 7 jours et morts-nés pour 1000 naissances totales (nés vivants + morts-nés). C’est un indicateur global qui traduit à la fois les facteurs de risques liés à la grossesse et à la naissance.
Le petit poids de naissance est défini par un poids inférieur à 2500 grammes, et le très petit poids de naissance par un poids inférieur à 1500 grammes. Il caractérise le retard de croissance in utero.
Les petits poids de naissance constituent un risque important pour la mortalité infantile.
Cet indicateur simple à recueillir tend à être remplacé par l’hypotrophie à la naissance (anomalie de
trophicité) mais dont la définition est plus complexe puisqu’elle suppose de connaître simultanément 3 informations : l’âge gestationnel, le poids et éventuellement la taille et le périmètre crânien, et les valeurs normales de ces paramètres de référence. En pratique, le diagnostic de retard de croissance intra-utérin (RCIU) est fait le plus souvent en anténatal, sur la base des mensurations échographiques du fœtus.
A la différence de celles de la prématurité, les complications de l’hypotrophie sont d’abord dépendantes de l’étiologie et le risque évolutif est différent selon qu’il s’agisse d’un hypotrophe malformé par embryopathie ou malnutri par souffrance fœtale chronique
La prématurité est définie comme une naissance vivante avant le dernier jour de la 37ème semaine d’aménorrhée.
Elle désigne les décès d’enfants de moins de 28 jours (mortalité néonatale) ou ceux d’enfants de moins de 7 jours (mortalité néonatale précoce).
Le taux de mortalité néonatale est le rapport du nombre d’enfants décédés à moins de 28 jours à l’ensemble des enfants nés vivants. Le taux de mortalité néonatale précoce est le rapport du nombre d’enfants décédés à moins de 7 jours à l’ensemble des enfants nés vivants.
Population de référence
Population de référence pouvant servir aux calculs des
indicateurs : population de la France métropolitaine et de la région Rhône-Alpes
par sexe et âge quinquennal aux recensements de 1975, 1982, 1990, 1999 et 2006.
Il s'agit de découpage
selon un maillage du territoire appelé "cantons et
villes", au sens de l'INSEE, composé de "cantons"
et de "pseudo-cantons"
Un "pseudo-canton" correspond :
soit à une commune entière découpée
en fractions cantonales, par exemple la ville de Annonay qui
comporte trois cantons différents : Annonay Centre, Annonay
Nord, Annonay Sud. Dans ce cas, l'INSEE donne un code de "pseudo-canton"
pour la commune entière. Ce code est attribué
au sein du département et se termine par 99, 98, 97 ou
96.
soit à un ensemble de communes entières appartenant
toutes à un même canton, qui comporte par ailleurs
une fraction de commune.